Méthode

Comment nous établissons les faits

Confronter les sources. Documenter les écarts. Établir les faits.
Le point de départ

Une information n’est pas une preuve

Le volume d’information disponible n’a jamais été aussi élevé. Sa fiabilité n’a jamais été aussi difficile à établir. Trois phénomènes se conjuguent.

La circulation efface la trace. Une information reprise cent fois paraît confirmée cent fois. Elle ne l’est qu’une seule — et parfois mal.

La vraisemblance s’est industrialisée. Les textes cohérents, plausibles et sans source se produisent désormais à coût nul. Paraître crédible n’est plus un indice de fiabilité.

Les décisions vont plus vite que les vérifications. L’écart se comble par l’habitude, la confiance ou l’intuition — et devient un risque de décision.

Notre méthode existe pour tenir cet écart : séparer, à chaque étape, ce qui est établi de ce qui ne l’est pas.

Notre échelle

Quatre niveaux, jamais mélangés

La plupart des rapports mélangent ce qui est prouvé, ce qui est probable et ce qui est supposé. Le lecteur ne sait plus sur quoi il s’appuie.

Nos livrables ne mélangent jamais ces registres : chaque affirmation porte son niveau, ses sources, et — lorsqu’il y a lieu — la mention explicite de ce que nous n’avons pas pu établir.

Cette méthode s’appelle CAMO. Elle est publiée : vous pouvez la lire, l’utiliser, et vérifier notre travail avec nos propres critères.

Lire le cadre CAMO 2.0 →

Établi
Une source primaire directement vérifiable, ou plusieurs sources réellement indépendantes qui concordent.
Probable
Des éléments convergents, mais un point faible que nous identifions et signalons.
Incertain
Des sources qui se citent les unes les autres, ou qui se contredisent sans qu’on puisse trancher.
Non établi
Nous n’avons rien trouvé. Cela ne rend pas l’affirmation fausse — et nous l’écrivons plutôt que de la passer sous silence.

Distinguer ces niveaux n’est pas une précaution de style. C’est ce qui rend un livrable actionnable : vous voyez où l’analyse est solide, où elle demande une vérification de plus, et où la décision devra se prendre malgré l’incertitude — en connaissance de cause.

Le cadre

CAMO — quatre questions

Pour situer une information sur cette échelle, nous lui posons quatre questions, toujours les mêmes.

  1. CContexte. D’où vient cette information, et à qui profite sa diffusion ? Une information n’existe jamais indépendamment des conditions de sa production.
  2. AAncienneté. De quand date-t-elle, et est-elle encore valable aujourd’hui ? Certaines informations ne vieillissent pas ; d’autres se périment en quelques semaines.
  3. MMultiplicité. Combien de sources réellement indépendantes la confirment — en vérifiant qu’elles ne se citent pas les unes les autres ? La répétition n’est pas la confirmation.
  4. OOrigine. Peut-on remonter jusqu’à un document, un registre, une source primaire ? Une information dont l’origine est introuvable ne peut pas être qualifiée d’établie.

Le cadre complet, avec ses niveaux et ses cinq règles, est publié : lire CAMO 2.0 →

INFORMATION À QUALIFIER
CContexteProduction & intérêts
AAnciennetéDate & validité
MMultiplicitéSources indépendantes
OOrigineSource primaire

Quatre questions examinées ensemble. Un niveau de fiabilité explicite.

Établi

Source primaire ou corroboration indépendante.

Probable

Éléments convergents, avec une faiblesse identifiée.

Incertain

Sources dépendantes ou contradictoires.

Non établi

Aucune preuve trouvée ; ne signifie pas faux.

Une base plus claire pour le jugement. La décision reste la vôtre.

Comment nous travaillons

Quatre étapes, toujours les mêmes

La méthode ne vit pas dans un document : elle structure chaque mission, de la première conversation à la restitution.

  1. 01Cadrage — 30 minutes, sans engagement. Nous établissons ce que vous cherchez réellement à décider. Vous recevez une note d’une page dans les vingt-quatre heures, y compris ce qui ne nécessite pas notre intervention. Elle vous appartient.
  2. 02Proposition — périmètre, délai et honoraires fixes. Vous savez à l’avance ce que vous recevrez et quand. Nous ne facturons jamais au temps passé.
  3. 03Travail — avec un point d’étape à mi-parcours. Si vous estimez que la suite ne produira pas la valeur annoncée, vous arrêtez : vous ne réglez que la part engagée et vous conservez les livrables produits.
  4. 04Restitution — jamais un rapport envoyé sans être présenté. Nous vous remettons le livrable en séance, et nous indiquons le chemin le plus court pour lever ce qui reste incertain — même lorsque cela ne relève pas de nous.
Ce que vous obtenez

Une décision que vous pouvez défendre

Nos livrables ne sont pas faits pour être classés. Ils sont faits pour tenir : devant un conseil, un partenaire, un bailleur, un auditeur — ou devant vous-même dans six mois.

Chaque conclusion indique sur quoi elle repose. Ce qui reste incertain est nommé, pas masqué. Et nous indiquons le chemin le plus court pour lever cette incertitude, même lorsqu’il ne passe pas par nous.

La note de cadrage comme le livrable final vous appartiennent. Vous pouvez les transmettre, les contester, les réutiliser.

Honnêteté

Ce que la méthode ne fait pas

Nous écrivons dans chaque livrable ce qu’il n’établit pas. La méthode elle-même a des limites, et nous les disons.

Elle ne supprime pas l’incertitude. Elle la rend visible et gérable.

Elle ne remplace pas votre jugement. Elle lui donne une base plus claire.

Elle ne garantit pas un résultat. Certaines choses ne sont pas vérifiables — et nous l’écrivons plutôt que de les présenter comme des faits.

Elle n’accède à aucune information de manière illégale. Tout repose sur des sources ouvertes ou communiquées licitement.

La même discipline sous nos quatre domaines →

« Nous ne vendons pas de la certitude. Nous vous disons ce que vous savez, et ce que vous ignorez encore. »

NOTRE ENGAGEMENT